Nous allons toutes mourir un jour, et beaucoup d’entre nous vivons avec le souvenir vivace de nos mort·es. Mais les femmes ont souvent un lien particulier à la mort.
Parce qu’elles sont souvent celles qui restent.
Parce qu’elles sont trop souvent celles qu’on tue.
Parce qu’elles ne sont que trop rarement celles qui ont droit à des funérailles nationales.
Parce qu’on attend d’elles qu’elles accompagnent la mort différemment.
Deuil, recueillement, travail émotionnel et administratif, honneurs, mémoire, lieux, mobiliers et métiers du funéraire sont tous traversés par des inégalités de genre.
Dans nos imaginaires, le Croque mort et le fossoyeur ne sont-ils pas des hommes, là où les pleureuses et conseillères en deuil se pensent souvent au féminin ? Mais qu’en est-il vraiment ? Qui sont les pionnières dans ces métiers considérés masculins et pratiquent-elles la profession différemment de leurs confrères ?
Surtout, comment penser, vivre et accompagner la mort en féministes, donc collectivement et politiquement ?
Venez y réfléchir avec un panel d’invitées passionnantes dans une soirée aussi instructive et engagée que festive !
Ce sera notre Samain, notre Toussaint, notre Dia de los muertos à nous toutes.
Car c’est précisément parce que la vie est courte et que la mort est certaine qu’il faut accorder de l’importance à ce qui compte vraiment : vivre et célébrer la sororité.
Au rendez-vous de cette soirée de la mort qui tue :
- Des invitées mortelles
- Des gourmandises à se damner
- Un moment de création de pancartes féministes à mourir de rire
- Des décorations d’outre tombe
Vous pouvez venir déguisé·es : nous, on le sera !
Avec la participation de :
Cléo Duponcheel, thanatopractrice de formation, autrice du livre À toutes celles et ceux qui comptent mourir un jour (Editions Academia, 2026) et créatrice de Croque Madame : une entreprise de pompes funèbres bruxelloise qui veut révolutionner le monde des funérailles en proposant des services holistiques, humains, solidaires et engagés (rituels alternatifs collectifs et écologiques, sensibilisation sur le deuil, soutien au collectif “les mortes de la rue” et à l’asbl “Compostez-moi”).
Louise Devin, céramiste à l’origine du projet ASHES TO ASHES de création d’urnes cinéraires et artefacts funéraires sur-mesure (couronnes, reliquaires, objets mémoriels, boîtes), et membre d’un collectif de recherche et résistance au service d’un changement des codes, des pensées et des imaginaires dans le domaine funéraire. Son travail a été exposé au Festival de la mort qui tue de Tournai en octobre 2026.
Laure Horlait, autrice d’un mémoire en sociologie-anthropologie intitulé Prendre soin des mort·e·s, prendre soin des vivant·e·s. Le deuil comme travail reproductif : expériences intimes, pratiques collectives, où elle analyse le deuil dans une perspective féministe.
Infos pratiques
QUAND ?
Mardi 03 novembre | A partir de 18h
OÙ ?
Maison Amazone, 10 rue du Méridien, 1210 Saint-Josse
GRATUIT mais inscription obligatoire ci-dessous.
◆ Dans le cadre des activités d’éducation permanente soutenues par la Fédération Wallonie-Bruxelles.
