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Gynécologues et féministes dans l’accès à la contraception (et à la pilule) : un combat commun ?
Gratuit
Alexandra ROUX
La contraception est interdite en France par la loi de 1920 réprimant « la propagande anticonceptionnelle », puis légalisée à nouveau par la loi Neuwirth en 1967, au terme de nombreux débats voyant s’opposer les membres du Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) à l’Ordre national des médecins et aux résistances idéologiques des parlementaires. Parmi les membres du Planning, des médecins spécialisés en gynécologie (médicale, obstétrique et chirurgicale) sont particulièrement actifs dans la revendication de l’accès à la contraception, présentée comme le moyen principal pour prévenir le recours à l’avortement. Dès le départ, ces gynécologues se disent « au service des femmes » et agir pour leur bien. Parallèlement, des mouvements féministes émergent et se structurent dans le sillage de Mai 68, et donnent une nouvelle voix à la revendication de l’accès à la contraception et à l’avortement, présenté comme une condition nécessaire de l’émancipation des femmes. Ces différentes mobilisations contribuent à une forte diffusion des techniques de contraception, dans les années 1970 et 1980, passant notamment par une très large diffusion de la pilule contraceptive, qui devient centrale dans les pratiques à la fin des années 1980, évinçant quelque peu les autres méthodes.
Analyse N° 02/2017
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