Pourquoi les femmes se déplacent moins à vélo que les hommes ? Cette inégalité est-elle la même en ville et en campagne ? Quelles solutions sont envisagées pour réduire ces inégalités de genre et de territoire face à la mobilité douce ? Et dans quelle mesure le vélo peut-il être, partout, un outil puissant d’émancipation et de mobilisation féministe ?
Nos quatre invitées répondront à ces questions et à toutes celles que vous leur poserez. Table-ronde, jeu de cartes et extraits vidéo seront au rendez-vous afin de faire dérailler les représentations patriarcales sur les corps en mouvement et l’espace public, et afin de débattre des infrastructures et équipements nécessaires pour « passer à la vitesse supérieure » en matière d’égalité. Alors rejoignez-nous : on transformera ensemble les chaînes de vélo en chaîne de solidarité.
Avec :
– Claire Pelgrims, chercheuse permanente (FNRS, ULB) en urbanisme et mobilité, travaillant la question des inégalités sociales dans le déploiement des mobilités actives, notamment sur les intersections entre genre et vélo à Bruxelles et à l’international
– Les Déchainé·es, collective bruxelloise indépendante et autogestionnaire, au féminisme inclusif, anticapitaliste, écologique et antiraciste, qui a choisi le vélo comme outil de rassemblement, d’émancipation et de lutte contre les violences sexistes et patriarcales, en organisant des rides à vélo et des ateliers de réparation de vélo
– Lola Piret, formatrice en Wallonie pour Pro Velo (asbl à l’origine du dossier « en sELLES ») et coordinatrice du projet Vélo Solidaire qui accompagne des associations locales et leurs publics dits « éloignés » de la mobilité à vélo, dont la majorité sont des femmes et certaines de zones périurbaines.
Le SIEF
L’Université des Femmes a pour mission de développer et diffuser des savoirs scientifiques féministes. Dans ce but, nous organisons chaque année depuis plus d’une décennie un cycle annuel de formation ouvert à tous et toutes. Cette année, 12 modules thématiques constituent le SIEF, qui a pour thème « Femmes des villes, femmes des champs : urbanité et ruralité, sexisme et mépris de classe ».
L’Assemblée générale des Nations unies a en effet proclamé 2026 « Année internationale des agricultrices », mettant en lumière celles qui nourrissent la planète en restant, trop souvent, privées de terres, de crédit, de formation, de droits et de visibilité.
Notre cycle d’activités se propose donc de défricher ces inégalités de genre. D’avril à décembre 2026, nous nous intéressons aux femmes rurales et à la manière dont le sexisme se manifeste différemment dans les campagnes que dans les villes.
Infos pratiques
QUAND ?
Mercredi 13 mai avril | de 17h à 20h
OÙ ?
Maison Amazone, 10 rue du Méridien, 1210 Saint-Josse
GRATUIT mais inscription obligatoire ci-dessous.
◆ Dans le cadre des activités d’éducation permanente soutenues par la Fédération Wallonie-Bruxelles.
