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Séminaire de formation

Séminaire de formation

23 octobre 2015 14:00 - 04 mars 2016 20:00

Université des Femmes

QUI A PEUR DES FÉMINISTES? CONTRER LES RHÉTORIQUES SEXISTES, MISOGYNES ET MASCULINISTES

Du 23 octobre 2015 au 4 mars 2016

Pour l'inscription au(x) module(s) de votre choix, veuillez vous référer aux modules détaillés. Merci

Pour l'inscription à l'ensemble du séminaire (10 modules), veuillez vous inscrire dans cette annonce. Merci

Les vendredis de 14h à 17h (à l'exception du jeudi 29 octobre 2015, de 14h à 17h et des Journées d'études des jeudi 3 et vendredi 4 mars 2016, de 9h à 17h00)

ATTENTION! LES PERSONNES POUVANT BÉNÉFICIER D'UN PRIX RÉDUIT (ÉTUDIANT.E.S, CHÔMEURS.EUSES, PENSIONNÉ.E.S, AMI.E.S DE L'UF) SONT PRIÉES DE S'ADRESSER DIRECTEMENT AU SECRÉTARIAT AU 0032.2.229.38.25

La détestation des femmes est d'application dans de nombreux champs du social. Elle trouve de multiples moyens d'expression: de la discrimination aux rétorsions violentes, en passant par les velléités d'émancipation individuelle et collective de ce groupe social qui a pour particularité d'être à la fois majoritaire mais minorisé. Elle doit être mise en perspective avec une réaction forte de certains pouvoirs masculins dès que sont engrangés des progrès en termes d'égalité, réaction souvent imputée à ce qui serait une « crise de la masculinité », pourtant déjà affirmée dans la Grèce et la Rome antique, contextes dans lesquels les droits des femmes étaient pourtant inexistants. Cette réaction de « retour de balancier » ou de « backlash » a été documentée tant par des essayistes (Faludi, 1991) que par des académiques (Dupuis-Déri, 2008; Tratt, 2006).

Quelles sont les formes que prend la détestation des femmes? Entre sexisme ordinaire, misogynie douce ou virulente, agressions sexuelles et féminicides, il existe différentes manières de signifier aux femmes leur condition non-citoyenne. Car le féminin et la féminisation du social restent présentés, perçus et éprouvés comme une menace sociale tant dans les théories que dans les médias conservateurs. On retrouve d'ailleurs cette tendance dans les manifestations contre les acquis des femmes : mouvements contre l'accès à l'IVG (anti-choix), favorisant l'exploitation du corps des femmes (pro-prostitution et GPA), contre les décisions de justice en matière de garde d'enfants (« pères sur les grues »), etc.

Dans ces discours, les féministes sont particulièrement suspectées de vouloir détruire la famille, lieu « naturel » de vie en société, et de remettre en cause les pouvoirs sur les femmes de manière institutionnelle et/ou militante. Elles constituent donc la cible d'attaques antiféministes, mais qui de fait frappent toutes les femmes, comme en témoigne le massacre de Polytechnique au Québec en 1989, dans lequel un homme a abattu des étudiantes au cri de « J'haïs les féministes » (Blais, 2009).

Afin de démystifier l'idée que « l'égalité est déjà là » (Delphy, 2004), nous nous pencherons dans ce séminaire sur les divers types de réponse sociale donnés aux revendications des femmes et sur les moyens promulgués pour maintenir le statu quo ou leur enlever des droits. Ce cycle de conférences donnera également la parole aux groupes de femmes confrontées sur le terrain aux rhétoriques antiféministes et anti-égalité pour partager leurs réflexions et leurs stratégies de résistance.

 

Le séminaire comprend 4 parties :

I. Histoire et panorama des antiféminismes (Modules 1 et 2)

II. Cibles et effets des antiféminismes (Modules 3, 4 et 5)

III. Contre-feux féministes (Modules 6, 7 et 8)

IV. Journées d'étude : Approche « société »: les crimes contre les femmes et les discours sur les féminicides (Modules 9 et 10)

 

Avec le soutien de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la COCOF et de la Direction de l'Égalité des chances de la Région de Bruxelles-Capitale. 





Où vous rendre :

Université des Femmes

Rue du Méridien 10, 1210 Saint-Josse-ten-Noode, Belgique
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